La qualité de l’air est un véritable enjeu de santé publique. En 2020, les pays membres de l’Union européenne avaient reconnu que leurs efforts de lutte contre la pollution de l’air n’étaient pas suffisants. En France, on estime qu’environ 40 000 personnes décèdent chaque année de la pollution de l’air.
Or, cette thématique reste peu abordée aujourd’hui dans l’urbanisme que ce soit dans les plans locaux d’urbanisme que dans les grands projets d’aménagement urbain.
Mais alors, comment remédier à la pollution de l’air ?
Des effets
néfastes sur tous
Il faut rappeler que chaque jour, un adulte inhale en moyenne 10 à 20 000 litres d’air. Dans l’air, nous avons bien sur de l’oxygène et le diazote qui représente l’essentiel de la composition de l’air mais aussi des polluants qu’ils soient d’origine naturelle comme le pollen, les poussières… ou anthropique. L’introduction de ces polluants dans le corps humains peut avoir des impacts sur la santé à court et à long terme.
De ce fait, la pollution atmosphérique est en enjeu majeur qui affecte la santé de la population. Elle se traduit généralement par des difficultés respiratoires, des toux, des maux gorges, bronchites, des exacerbations de troubles cardio-vasculaires et respiratoires… et ce même à des faibles niveaux.
Les études montrent que les personnes les plus impactées sont les 75 ans et plus.

A long terme, les effets sont encore plus néfastes notamment sur l’espérance de vie et la mortalité mais aussi sur les maladies cardiovasculaires, respiratoires et les cancers du poumon.
Des nouvelles études viennent également de prouver que la pollution de l’air joue un rôle les troubles du développement de l’enfants, de la reproduction, le diabète …
Les études montrent aussi que la pollution de l’air en France représente 9% de la mortalité que ce soit dans les grandes agglomérations et aussi les plus petites villes et le milieu rural.
l'urbanisme vert
une solution viable
L’urbanisme vert (ou écologique) est une nouvelle façon d’appréhender le rapport entre l’urbain et la nature. Il vise avant tout à créer un urbanisme plus respectueux de l’environnement.
Ce concept interdisciplinaire possède une multitude de leviers.
Concernant la pollution de l’air, l’urbanisme vert peut jouer un rôle fondamental notamment en favorisant la création d’espaces verts. Comme nous l’avons vu dans un autre article, le végétal en milieu urbain est essentiel pour lutter contre la pollution atmosphérique. Un arbre de grande taille est capable à lui seul de capter l’équivalent sur une année des émissions d’un airbus A320 sur un trajet de 600km : soit 5.4 tonnes de CO2 !
Voici quelques solutions pouvant être mise en place dans votre projet pour améliorer la qualité de l’air :

1. végétaliser les bâtiments
Ces projets de végétalisation des bâtiments sont de plus en plus nombreux. Cette végétalisation concerne aussi bien les façades que les toitures. Divers projets voient le jour comme à Paris avec le projet sur les toits de l’institut Culinaire Cordon Bleu. Inauguré en 2016, ce projet ambitieux s’inscrit à la fois dans une démarche pédagogique et environnementale. Au total, ce sont 800m² de verdure qui surplombe la capitale pour cultiver fruits et légumes.
La même démarche à aussi été développée sur le toit de l’institut des sciences du vivant et de l’environnement à Paris également.

2. restaurer la canopée urbaine
La canopée urbaine a pendant longtemps été mise de côté voir détruite au profit des grandes infrastructures. Or, nous savons qu’elle lutte efficacement contre les épisodes de canicules et contre la pollution notamment aux particules fines. Nous pouvons citer comme exemple la ville de Lyon qui, souvent victime de ces problématiques environnementales, a lancé un « Plan Canopée » en 2017 autour de quatre axes majeurs :
- Pérenniser et développer le patrimoine arboré
- Favoriser le bien-être et la mobilisions des citoyens
- Fédérer les professionnels autour du plan canopée
- Améliorer la connaissance et développer de nouvelles pratiques.
La métropole a pour objectif de planter plus de 300 000 arbres pour atteindre d’ici 2030 30% de surface de forêt urbaine.

3. valoriser le développement d’espaces publics végétalisés
La végétalisation des espaces publics joue un rôle également dans la lutte contre la pollution de l’air.
Bien sûr, la plantation d’arbres est la solution la plus simple et efficace mais elle est parfois impossible à cause des réseaux ou infrastructures souterrains (parking, métro…).
D’autres solutions peuvent s’avérer être efficaces comme la création de bosquets constitués d’arbustes ou encore la mise en place de mobilier urbain végétalisé comme les pots, les plantes grimpantes sur des supports (mur, pergolas …)

4. généraliser l’entretien zéro-phyto
La loi Labbé, du 6 février 2014, encadre l’utilisation des produits phytosanitaires qui sont nocifs notamment pour la qualité de l’air. Cette interdiction vise l’entretien des espaces verts mais aussi des voiries, des parcs et espaces ouvert au public.
Les collectivités peuvent également aller plus loin notamment pour leur terrain de sport. Dans une logique zéro-phyto, il existe aujourd’hui des alternatives en utilisant par exemple des semences plus adaptées. Suivant le contexte géographique et climatique, le choix des graminées est essentiel.

Vous souhaitez lutter contre la pollution de l’air mais vous ne savez pas par où commencer ?
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